PISCINE ‘HUMANITAIRE’

Nous nous sommes donné rendez-vous à 15h dans le quartier résidentiel du centre-ville de la capitale. A cette heure-ci, le soleil s'en donne à cœur joie et j'ai l'impression malsaine de bouillir doucement, en attendant qu'un ami burkinabé ouvre le portail vert de la villa. Je ne pense même pas à sortir de la voiture transformée en cocotte-minute, et je découvre le jardin de la maison au travers du pare-brise, où semblent s'être écrasés tous les insectes du quartier.
Quelques jours auparavant, je discutais de la pluie et du beau temps avec des amis burkinabés, et précisément du beau temps. De cette chaleur qui commençait à devenir suffocante, alors que la période la plus chaude de l'année, n'arriverait que dans quelques mois, en avril. Les 40°C étaient atteints régulièrement en ce mois de décembre, je n'osais imaginer ce que l'on pouvait ressentir avec quelques degrés de plus. J'aime la chaleur pourtant, mais je trouvais que le Burkina Faso en faisait un peu trop : Ouagadougou me faisait la fête, c'était noël quelques semaines avant l'heure.







