Archive pour août, 2007

PISCINE ‘HUMANITAIRE’

 

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Nous nous sommes donné rendez-vous à 15h dans le quartier résidentiel du centre-ville de la capitale. A cette heure-ci, le soleil s'en donne à cœur joie et j'ai l'impression malsaine de bouillir doucement, en attendant qu'un ami burkinabé ouvre le portail vert de la villa. Je ne pense même pas à sortir de la voiture transformée en cocotte-minute, et je découvre le jardin de la maison au travers du pare-brise, où semblent s'être écrasés tous les insectes du quartier.  

Quelques jours auparavant, je discutais de la pluie et du beau temps avec des amis burkinabés, et précisément du beau temps. De cette chaleur qui commençait à devenir suffocante, alors que la période la plus chaude de l'année, n'arriverait que dans quelques mois, en avril. Les 40°C étaient atteints régulièrement en ce mois de décembre, je n'osais imaginer ce que l'on pouvait ressentir avec quelques degrés de plus. J'aime la chaleur pourtant, mais je trouvais que le Burkina Faso en faisait un peu trop : Ouagadougou me faisait la fête, c'était noël quelques semaines avant l'heure.

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LA DEMOCRATIE DU COUCOU

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Jean-Marie Tjibaou dans les années 1980, sort de l'oubli un texte écrit un siècle plus tôt par Louise Michel[1], titré 'La Démocratie du Coucou'. Ce texte décrit des étrangers qui s’installent chez vous, puis demandent un référendum pour savoir à qui appartient la maison. En mentionnant ce texte, Jean-Marie Tjibaou, comme Louise Michel, pensait à la Nouvelle Calédonie. Ce fut manifestement avec une logique comparable que l'île de Mayotte fut séparée du reste de l'Archipel des Comores, en 1975. 

Mai 1978, Mayotte, petite Terre, Dzaoudzi.
Une soirée comme tant d'autres à Mayotte : le soleil, qui s'est couché depuis quelques heures, fait encore sentir sa chaleur, sans excès toutefois,
et ce moment de la journée, est un délice, comme il doit l'être dans toutes les îles tropicales. On se laisse faire.
L'amie qui m'héberge, me propose d'aller voir un couple de sa connaissance, pour prendre l'apéritif. J'accepte volontiers, présumant que rien ne peut être désagréable au paradis. Le couple a un appartement dans une grande et belle maison, et je m'assois moelleusement dans un fauteuil confortable, mon apéritif à la main.

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SURREALISME EN PAYS MALGACHE

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Madagascar, octobre 1999.
Le malgache qui m'accompagne m'assure que cette petite maison un peu délabrée, est un hôtel… Nous poussons une porte qui paraît ne tenir en place que par sa propre volonté, et nous arrivons directement sur une pièce toute en longueur, qui sert apparemment de salle à manger, de salon, enfin surtout de salle de télévision pour le voisinage.

Pour accéder à l'accueil de l'établissement, nous devons traverser cette longue salle de divertissement, qui à cette heure-ci, est bondée. L'assistance est essentiellement composée d'hommes qui semblent fascinés par ce qu'ils regardent. Ils sont presque tous debout, alors que les chaises sont plus nombreuses qu'eux, et entre deux dialogues du feuilleton qu'ils dévorent des yeux, éclatent de rire. Nous arrivons tant bien que mal au comptoir de l'hôtel, où la patronne nous attend sans sourire. Le feuilleton manifestement ne la fait pas rire, à moins qu'elle ne l'ait déjà vu, ou que son humour soit trop masculin à son goût.

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ABIDJAN - GRAND BEREBI

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Côte d'Ivoire, avril 1999. Un autocar m'emmène vers Grand Bérébi, une petite ville côtière.
Au loin je vois comme une mer onduler, mais une mer grise où le soleil se reflète à peine. La mer bleue, la vraie, est juste derrière, à ce qu'il me semble. J'ai beau être ramolli par la chaleur ambiante, je ne peux croire en une illusion, car les voyageurs autour de moi, dirigent leur regard vers cette mer supplémentaire, sans s'en étonner toutefois. Ils connaissent le paysage. 
 

Quelques heures plus tôt…
Il est aux alentours de sept heures de matin, lorsque j'arrive à la gare routière d'Adjamé à Abidjan. Quelques amis m'accompagnent. Nous devons, une amie béninoise et moi, prendre un autocar qui doit nous transporter vers une ville côtière de l'Ouest de la Côte d'Ivoire, presqu'à la frontière libérienne …

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